Intrigue #1 ▲ Le jour du Serment.
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MessageRe: Intrigue #1 ▲ Le jour du Serment. 20/12/2016, 23:51

Le Jour du Serment
Première intrigue.






Le visage de la Reine blanchissait au fur et à mesure que le Baron et le Grand Inquisiteur se crachaient leurs venins au visage. L'inquiétude faisait battre son coeur à un rythme plus rapide que la normale, elle ignorait comment réagir. Son père avait-il déjà eu à désamorcer une telle situation ? Elle n'en a point le souvenir et s'en moque à vrai dire car il n'est plus là pour lui dire quoi faire. Rowan Morghun se plaça alors à ses côtés, lui insufflant par ses paroles un certain courage. Elle se leva faisant virevolter sa robe de cérémonie et d'une voix forte s'écria :

<< - Silence. Je suis la Reine, à moins que vous ne projetiez de me destituer, de me tenir éloigner du pouvoir pour tirer les ficelles du royaume comme bon vous semble ? Vous me faites honte en vous comportant comme des sauvages. Des barons prompt à la bagarre et un Grand Inquisiteur déserté par les sages pensées du Créateur. J'aurai tout vu en quelque jours de règne. Messieurs suivez-moi, il est l'heure de régler vos querelles. >>


La Reine disparut alors derrière les portes du Palais de Feu rapidement suivi des nobles perturbateurs. Elle s'installa sur son trône le trouvant pour une fois fort inconfortable. Le Baron Fran et le Grand Inquisiteur reprirent aussitôt leur joute verbale tandis que la baronne Ravran et sa soeur restaient quelques pas en arrière.

<< - Votre Majesté, mon refus de vous prêter serment n'est en rien contre vous mais je ne puis rester silencieux face à ce qui se passe dans le royaume. Je pense sincèrement que vous êtes capable de faire changer les choses.>> dit Edric d'une voix placide

<< - Permettez-moi de faire de cet hérétique un exemple, il bafoue notre religion depuis bien trop longtemps ! >>
s'exclama le Grand Inquisiteur

Les minutes s’égrenèrent, la Reine gratifiant leur diatribe d'un silence pesant. Elle devait prendre une décision juste mais sans pour autant que l'un des partis se sentent avantagés ou floués.

<< - Edric Fran, votre franchise pourrait vous coûter votre tête mais je vous suis grée de m'avoir fait part de la situation. Il est en effet de mon devoir d'assurer la sécurité de mon peuple or les mages en font partie intégrante. Ainsi, je ne saurai tolérer le mal qui leur est fait. Ceci dit, vous m'avez menacé, moi et le Grand Inquisiteur. Je ne peux laisser cela impuni. Vous êtes donc cantonnés à votre fief jusqu'à nouvel ordre, votre siège au Conseil restera également vide. Quant à vous Harleen Ravran, votre intention de désamorcer la situation était honorable ainsi je n'exige de vous qu'un sincère repentir en publique. Le Grand Inquisiteur l'acceptera et vous bénira car c'est dans ses intérêts. >>


Sur ces derniers mots, des cris parvinrent aux oreilles de la Reine et des nobles autour d'elle. La plèbe dont le sang était échauffé avait décidé de défendre ou d'attaquer des mages ou du moins des prétendus mages. Des corps tombèrent inanimés sur le sol boueux, les Égides Blanches s'emparèrent peu à peu des dissidents. Le Capitaine Caedan Sorras appela même à l'aide lorsqu'il découvrit le corps de Thorment Hardorn, celui-ci avait été méchamment écrasé par un bout de l'estrade qui avait cédé.

<< - Nous avons besoin d'un guérisseur ici ! >>

La cadette Ravran était la seule guérisseuse disponible, malgré son mépris pour le baron, elle ne pouvait le laisser ainsi. Il n'aurait peut-être pas le temps d'attendre que quelqu'un d'autre le prenne en charge. Elle courut à ses côtés et s'emparant du kit caché sous les plis de sa robe se mit à désinfecter les multiples blessures et à les bander. Finalement les blessures s’avérèrent bénignes, elle n'avait constaté aucune fracture. serra les dents tandis que la réalité s'effilochait sous ses yeux. Des hommes et des femmes dansaient, leurs visages cachés par des masques. Quant tout à coup des feux éclairèrent la nuit. Des yeux reptiliens semblaient la fixer d'un regard affamé. La jeune femme hoqueta sous la puissance de la vision sans toutefois en saisir le sens.
Elle repoussa alors l'aide d'un garde, assurant qu'elle était juste un peu fatiguée. Elle croisa alors le regard de son aîné à qui elle adressa un faible sourire.




Informations







Ce post est la conclusion de l'intrigue : de nouveaux éléments ne peuvent être rajoutés. Toutefois vous pouvez réagir avec vos personnages aux différentes nouvelles.

Il y a un indice caché dans le post concernant la prochaine intrigue, saurez-vous le trouver ? Si vous le trouvez, n'hésitez pas à envoyer un MP à un des administrateurs en leur expliquant ce qui va se passer selon vous. Cela rapporte des points d'influence alors je vous conseille de vous pencher un peu sur le sujet.

On vous remercie de votre participation à cette intrigue et on s'excuse pour sa longueur.
En attendant voici les PI gagnés par chacun de vous : (ils comptent pour le nouveau chapitre évidemment).
Rowan Morghun : 4 participations = 20 PI
Mérit Ravran : 4 participations = 20 PI
Thorment Hardorn : 3 participations = 15 PI
Vanwyn Nel Aënor : 3 participations = 15 PI
Caedan Sorras :2 participations = 10 PI
Haryn : 2 participations = 10 PI
Aeten Grislune : 1 participation = 5 PI
Andal Skitara : 1 participation = 5 PI
Ciryial Nel Llyüwen : 1 participation = 5 PI

Il n'y a pas de limite ou de minimum de mots par RP. Privilégiez l'action et non la longueur !



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MessageRe: Intrigue #1 ▲ Le jour du Serment. 18/2/2017, 14:25

   

   

le jour du serment
Harleen déglutit, inclinant la tête avec respect en signe d’acceptation.
Elle l’avait échappée belle. En suivant les pas courroucés de la souveraine, elle s’était sentie légèrement nauséeuse, subitement consciente que son geste avait été totalement disproportionné, et qu’il n’était pas question de s’en sortir totalement absoute. Menacer physiquement l’intégrité du Grand Inquisiteur lui-même ? À quoi pensait-elle ? Quand bien même elle en rêvait chaque fois qu’on lui rapportait qu’un adepte des Douze ou un mage pâtissait de l’hégémonie de l’Ordre, c’était pure folie que de traduire ce sentiment en acte. La sentence prononcée par Élise était juste et mesurée, ce qui était une heureuse surprise.
Par ailleurs, la reine concédait au baron Fran de porter plus d’attention, à l’avenir, sur la condition des opprimés dont il faisait état. Et c’était tout à son honneur, comme ç’avait été très audacieux mais aussi bienvenu, selon Harleen, de la part de celui-ci, d’avoir ouvert le débat. Certes, l’intimité du Conseil aurait été bien plus propice à un tel discours, mais la jeune baronne n’était pas sans savoir qu’il était personnellement touché par la question, et pouvait difficilement le blâmer.

Du moins, c’était ainsi parce qu’elle ignorait encore quelles conséquences directes cette prise de parole aurait sur les événements de la journée.
Lorsqu’on cria à l’aide, elle vit Mérit partir en direction de l’extérieur et lui emboîta immédiatement le pas. Il se passait quelque chose de grave, pour qu’on interrompe ainsi la reine, et c’était forcément synonyme de danger. Les sens en alerte, elle fit de sa cadette sa priorité.
La scène se déroula en accéléré. La pagaille régnait au-dehors, et la brise légère porta à son odorat les relents encore légers du sang frais. Des corps inertes ou sur le point de le devenir jonchaient déjà les gradins et l’espace autour de l’estrade, à mesure que les gardes faisaient leur travail pour essayer de contenir la folie qui s’était emparée de la foule. Ici et là, on aperçut même les effets de la magie : des flammes, des jets d’eau, un éclair de foudre sorti de nulle part, des animaux qui n’avaient rien à faire là… et partout des cris, désordonnés, qui appelaient au secours ou aux armes.

Mérit était au chevet du baron Hardorn, et Harleen ordonna à sa suite armée de se positionner autour d’eux, tandis qu’elle-même faisait à nouveau siffler le fil de sa lame au sortir de son fourreau. Elle perçut le moment de faiblesse de sa sœur et sentit sa poigne s’affermir sur la garde de son arme, craignant une seconde qu’on ne l’ait frappée ou empoisonnée sans qu’elle ait su la protéger. Mais le sourire de Mérit contribua à la rassurer, comme ses gestes savants et précis à l’endroit du baron blessé. Elle allait bien.
Lorsque les abords de l’estrade furent sûrs, la baronne Ravran envoya ses gardes prêter main forte à ceux de la reine, afin que les efforts soient mobilisés pour ramener le calme. Cela prit du temps, et on eut fort à faire pour traiter les blessés et compter ceux qui ne vivraient plus. Une fois la capitale stabilisée, il eut un silence chargé de chagrin et de tension.

Ce n’est que le lendemain que Harleen honora sa part du marché auprès de la reine. Remettre cela à plus tard ne ferait que renforcer le mauvais sentiment envers elle, qui s’étendrait à n’en pas douter sur les siens et sa baronnie, car elle en était la représentante. Les bruits circulaient si vite, surtout lorsqu’ils émanaient de la capitale…

Son allocution ne reçut pas un public très large mais elle n’en avait cure, elle le comprenait même plutôt bien. Il n’y avait presque pas de petites gens, dans l’assistance : ceux-là avaient bien davantage à s’occuper ailleurs, et même si les questions politico-religieuses pouvaient avoir du poids sur leurs existences, elles en avaient moins que les dépouilles de ceux qui s’étaient entre-tués dans une lutte fratricide pas plus tard que la veille.

« Peuple de Balaïa, commença-t-elle.
Nous avons assisté hier à un événement qui fera date. Si parmi nous quelques-uns avaient pressenti son arrivée, la plupart n’avait certainement aucune idée de ce qu’il engendrerait. J’ai ma part de responsabilité dans tout cela, et je l’ai reconnue auprès de notre souveraine à tous, la reine Élise de la noble maison Hyld. Il importe maintenant que je la reconnaisse devant vous.
En tant que baronne de Blackthorne, il m’échoit de respecter les alliances de la Couronne, car j’ai renouvelé les vœux de mes prédécesseurs, comme les affirme encore aujourd’hui. À travers le Grand Inquisiteur ici présent, j’ai failli à ce devoir de respect, car j’ai levé ma lame contre lui et par conséquent, contre l’Ordre qu’il représente. Cette atteinte n’est pas restée sans suite, et la reine, dans la justesse et la clairvoyance de sa parole, m’a ordonné de faire acte devant vous de repentir.
»

Un murmure parcourut la foule, le temps d’une pause, et elle prit le temps de choisir ses mots.

« Ce jour, je reconnais mon erreur devant la noblesse et le peuple. Je présente publiquement mes regrets d’avoir agi comme je l’ai fait, car nous en avons tous eu la funeste preuve : la violence n’est pas la clé qui résoudra pour de bon les dissensions exprimées hier. »

Le regard circonspect de certains ne lui échappa pas. Ceux-là avaient bien noté qu’elle n’avait pas mentionné l’Ordre dans son adresse, et attendaient la suite en s’interrogeant.

« Hommes, femmes, enfants, vieillards : nous sommes le souffle vivant qui érigea les temples de jadis et les églises d’aujourd’hui. Nous sommes la force vitale du royaume. Et bien que chacun se repose sur ce en quoi il croit, nous sommes tous un seul et même peuple, qui ne devrait pas faire couler son propre sang.
Chacun de nous fait face à des réalités qui lui sont propres. La terre qui nous a vus naître, le lit qui nous a soutenus lors de notre premier cri, et les voix qui peuplent nos souvenirs forgent des âmes toutes différentes, mais c’est sur une seule d’entre elles que repose le fardeau de les unir et de les protéger toutes.
Parce qu’elle a fait le serment de le porter, notre reine doit être celle en qui nous plaçons notre foi, avant toute autre chose. Et parce qu’aucun de nous ne désire voir couler le sang des siens, c’est à chacun qu’il incombe de l’aider à ne pas trébucher sur ce chemin ardu. Que l’on soit Grand Inquisiteur ou personne régnante, baron ou baronne, noble ou roturier, homme ou femme.
»

Ces derniers mots lui valurent un regard mauvais de la part du premier nommé. Mais ce n’était pas mal joué : on ne pouvait pas l’accuser de mépris envers lui ou sa fonction, bien qu’elle s’évalue implicitement au même rang que lui. Bien que laissée sous silence, l’insubordination de la baronne Ravran face à l’Ordre et à ses méthodes était toujours d’actualité.

« Puisse Élise régner longtemps, et Balaïa prospérer dans sa gloire ! »

Avec un certain enthousiasme, le public relança un « Vive la reine Élise ! » au départ un peu désordonné, mais qui fit bientôt l’unanimité. Harleen se tourna vers le Grand Inquisiteur, et s’inclina légèrement sans décrocher son regard sûr des yeux scrutateurs de l’homme de foi. L’expression du défi était encore là, mais ce n’était pas une déclaration de guerre, simplement l’attestation de sa soumission unique à la reine, vers qui elle pivota assez vite, avant de plier le genou et de baisser les yeux.

La route vers Blackthorne serait longue, car la capitale ne saillait décidément pas à la suzeraine du sud-ouest sauvage. Mais Harleen recueillait tout de même quelque chose d’important de ce voyage : le sentiment d’être désormais pleinement investie du pouvoir qui était le sien, mais aussi du devoir compliqué qui l’accompagnait.

   
© charney - #64755B

   
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