Forget injuries but never forget kindness feat Harleen Ravran
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MessageForget injuries but never forget kindness feat Harleen Ravran 24/2/2017, 16:25

Forget injuries but never forget kindness

feat Harleen Ravran


La beauté sauvage du paysage éblouissait l'elfe qui se languissait toujours autant de ses terres natales. Les montagnes affreusement escarpées semblaient toucher les cieux tandis que le soleil se réfléchissait sur les étendues glacées. Le bleu était la couleur dominante de ce paysage atypique parcouru par des arbres morts. Vanwyn pouvait percer l'essence de ces terres si différentes de celle de Balaïa. Toutefois la cité de Parve resterait un mystère pour elle car même Sirendor, chef du clan de l'Ours ne connaissait que des bribes de son antique histoire. Les cités de pierre rendent les Hommes faibles lui a-t-elle murmuré en l'accompagnant jusqu'aux siens. Là-haut son cas serait étudié par la chamane. Elle n'était ni prisonnière ni vraiment libre. Elle était là tout simplement, allongée près du feu de camp. Les enfants les plus téméraires lui jetèrent des bouts de bois avant de se faire gronder par leurs austères mères. Ce qui ne les empêchait pas de la dévorer du regard en notant certaines étrangetés dans son  physique comme la forme des oreilles ou encore l'étroitesse de ses hanches. Indigne de porter la semence d'un homme en somme car selon elles , une telle créature ne peut enfanter sans mettre en péril la vie de son enfant. Heureusement pour elle, elle n'a nul envie d'avoir un enfant.

La chamane aux yeux charbonneux considéra son arrivée d'un mauvais œil. Elle était une étrangère, sujet du royaume de Balaïa même si elle nia de tout mon coeur l'appartenance à cette contrée." Non ! Je suis une elfe et je naquis bien avant vous sur Calaïus". Sa sagesse n'était que feinte car l'elfe avait vu plus de choses qu'elle. Mensonge criait son être tout entier et elle fut raccompagnée près de la frontière pour y mourir. En tout cas, la chamane en était persuadée : sa jambe blessée lui compliquait la tache face aux prédateurs et elle n'était pas vêtue pour affronter le froid mordant de l'Ouest.  Des heures de marche à travers la montagne, une tentative désespérée pour ne pas pourrir là. Vanwyn tomba à plusieurs reprises, sa jambe cédant sur son poids. Elle finit par s'endormir à la faveur du jour. Des bras la soulevèrent alors, son visage se calant de lui-même contre le torse d'un de ses sauveurs. Une odeur musquée de cuir lui parvint, ses yeux s'entrouvrirent. Une chevelure claire lui apparut alors.

<< - Coeurfroid ?  >> dit-elle d'une voix éraillée par la soif

Elle sombra de nouveau dans un sommeil agité par la fièvre tandis que le nom de Coeurfroid semblait dire quelque chose au chasseur l'ayant trouvé. La jeune elfe devait appartenir au groupe des Ravens qui avaient traversé leurs terres il y a quelques jours.

<< - Il faut l'emmener à Blackthorne le plus vite possible ou elle ne survivra pas. Sa jambe s'est infectée et je n'ai pas le nécessaire ici pour la soigner. >>


Un jugement sans appel. L'elfe s'endormit sans se réveiller les jours suivants. Son métabolisme se concentrant uniquement sur sa guérison. En effet malgré sa presque-immortalité, la gangrène pouvait lui faire perdre sa jambe et celle-ci ne risque pas de repousser par magie. Ce qui est défait ne peut-être refait.

Elle reposait sur un lit plutôt confortable même si sa jambe la démangeait affreusement. Un bruit l'avait alerté. Elle se redressa d'un coup attrapant l'épaule de la guérisseuse qui essayait tant bien que mal de refaire son cataplasme.

<< - Où suis-je ? Les Ouestriens ... >> demanda-t-elle d'une voix forte


<< - Reposez-vous et n'essayez pas de parler. >>
lui répondit-elle d'une voix autoritaire

Elle fut plaquée sans cérémonie dans son lit et vit les étoiles de Calaïus. Elle se rendormit alors d'un sommeil sans rêve. Lors de son prochain éveil, Vanwyn se leva en titubant jusqu'à la porte. Elle tourna la clanche de la porte sans rencontrer de résistance, elle n'était pas enfermée dans cette chambre. Elle l'ouvrit et s'aventura dehors en se tenant au mur. Un garde l'arrêta alors. Pestant, elle demanda à voir immédiatement quelqu'un d'importance allant même jusqu'à menacer le garde.

<< - Je suis Gwyn la Rouge non d'une pipe et je pourrai être votre mère. Poussez-vous maintenant ou vous allez comprendre d'où me vient mon surnom >>


Cette diatribe lui avait donné assez d'énergie pour s'élancer vers une grande porte close (sans doute la salle où le seigneur de ce château reçoit ses invités). Cette porte s'ouvrit alors et l'elfe tomba à la renverse dans les bras de la Baronne Harleen Ravran qui alertée par le bruit était venu voir ce qu'il se passait.

<< - Je suis honorée de vous rencontrer Baronne. >>


La légère panique dans ses yeux avait été aussi tôt remplacée par un certain formalisme elfique. Toutefois dans les yeux de l'elfe brillait une sorte de fierté et de respect infini : une femme dans un rôle aussi élevé ne peut faire que danser son coeur de guerrière. De plus, Coeurfroid ne disait que du bien de cette Baronnie avec laquelle son père a jadis combattu lors de l'invasion ouestrienne. Un sujet à priori encore d'actualité ...


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MessageRe: Forget injuries but never forget kindness feat Harleen Ravran 8/4/2017, 15:50

 

 

forget injuries but

never forget kindness
L’ambiance dans la salle de réception était relativement calme. Il y planait comme une moiteur fraîche, exhalée par les épais murs de pierre battus par le blizzard et les chutes de neige à l’extérieur. Seule la présence de multiples braséros apportait un peu de chaleur à l’endroit, lui donnant également ce qu’il fallait de solennité par leurs crépitements. Ce ronronnement des braises était parfois le seul son qu’on entendait dans l’espace austère, soulignant une parenthèse de réflexion : il s’y tenait l’habituel dialogue bihebdomadaire entre la baronne, ses conseillers et les gens de la baronnie qui souhaitaient adresser leurs demandes à leur suzeraine.

Depuis quelques minutes déjà, le léger bruissement des charbons l’emportait effectivement sur toute parole. Seul le surpassaient en volume les interventions involontaires du paysan enchifrené qui se tenait debout devant le conseil. Les reniflements intempestifs et bruyants provoquaient une vraie lutte chez le conseiller financier qui se tenait à côté de la baronne. À n’en pas douter, son rictus dégoûté qu’il essayait de cacher derrière sa main se substituait à un violent désir de jeter un mouchoir au pauvre homme afin qu’il en finisse.

Harleen, quant à elle, était plongée dans une délibération qui lui donnait du fil à retordre. D’après le fermier, qui venait des confins de la baronnie proches de Gyernath, on commençait à redouter dans la campagne ce qui ressemblait de plus en plus à un début d’épidémie, et la présence d’un prêtre de Yëvinn dans son hameau avait ameuté bon nombre de malades qui espéraient guérir grâce à l’entremise de ce clerc avec les Douze. Résultat, il n’y aurait bientôt plus assez de place sous les toits pour accueillir tout le monde, et force était de constater que le prêtre, malgré toutes ses belles paroles et son prêche fervent, n’apportait aucun mieux. Pour soutenir ses dires, il avait amené avec lui un gamin tout en haillons, qui ne devait pas avoir plus de six ans et se tenait à califourchon sur un banc en boulottant des pommes. On l’avait laissé faire : l’objet de sa présence étant de renforcer l’accent pathétique du discours de son chaperon, il avait manifestement été choisi parmi les plus faméliques de son coin d’origine, et la baronne serait passée pour cruelle en lui interdisant de se remplir l’estomac.
L’ensemble risquait bien de devenir ingérable, déjà pour des raisons sanitaires, mais aussi pour des raisons spécifiquement tournées vers l’horizon culturel et politique de la baronnie.

Elle ne pouvait pas laisser la situation s’envenimer. D’ailleurs, la venue du fermier était un problème en soi : toute personne avec qui il s’était trouvé en contact devait impérativement être surveillée, quand bien même il se disait l’unique habitant ayant guéri du mal qui faisait pourtant des morts parmi les plus fragiles de son lieu-dit. Mais en attendant, la baronne lui devait une réponse quelconque, et il était impensable d’en venir à une isolation totale des villages concernés. Il fallait dépêcher des physiciens de Blackthorne, généralement plus cultivés que ceux qui courraient la campagne, car un travail en commun devrait aboutir à un résultat acceptable et on limiterait les pertes.
Mais la présence du prêtre, en tout cas son échec à gérer la situation, voilà qui était un tout autre souci. Au vu de la situation avec l’Ordre, discréditer le Culte des Douze était extrêmement dommageable à l’assise même du pouvoir de la baronnie. Ce prêtre s’était sans doute un peu trop pris pour un thaumaturge et avait voulu se positionner comme l’homme de la situation, mais sans avoir pris assez de précautions avant d’agir. Il n’avait probablement aucune idée de ce à quoi il faisait face et s’était trouvé incapable de remplir le contrat tacite qu’il s’était fixé avec les petites gens en souffrance.
Du pain béni pour l’Ordre, si d’aventure ses propres agents arrivaient sur les lieux (et ils le feraient sûrement, une fois le pire révolu) et déroulaient leurs balivernes, en insistant bien sur l’impuissance du Culte à sauver les victimes de l’épidémie. Harleen devait donc trouver un moyen de faire agir les physiciens et le Culte ensemble, sans quoi toute une partie de la population agreste serait perdue au profit de l’Ordre, acquise à ses mensonges impies en un claquement de doigts.

Alors qu’elle allait enfin prendre la parole pour annoncer quelle décision serait prise, des bruits sourds se firent entendre à l’extérieur de la salle. D’abord des sons lourds de porte qui se referme maladroitement, puis des voix. Celle d’un garde qu’elle reconnut comme étant Faram, et celle d’une femme… « La » femme. Celle que les chasseurs avaient amenée.

« Je suis Gwyn la Rouge nom d'une pipe et je pourrai être votre mère. Poussez-vous maintenant ou vous allez comprendre d'où me vient mon surnom ! »

Derechef, Harleen se leva, nonobstant l’étonnement manifesté par le paysan qui commençait à se demander si, en plus d’avoir patienté un bon moment debout, il allait en plus se voir congédié sans mot de la fin.

Et comme elle allait ouvrir la porte pour prendre elle-même le relai, elle faillit goûter au bois qui battait l’air juste devant elle au moment où l’elfe parut, titubante, avant de finir dans les bras de son hôte et… à moitié nue, Faram ayant apparemment voulu la retenir de justesse et n’ayant réussi à qu’à faire céder le lacet croisé qui fermait la chemise de patiente qui la couvrait.
Immédiatement, avec un pincement de lèvres et un froncement de sourcils embarrassé, sa sauveuse improvisée saisit vivement le tissu et le serra d’une main forte dans le dos de l’invitée surprise du jour.

« Je suis honorée de vous rencontrer Baronne, salua celle-ci avec une raideur de circonstance, contrastant vivement avec la situation.
- Oui, euh… »

Relevant les yeux, Harleen constata que le temps s’était comme arrêté dans la pièce, depuis Faram rouge de honte qui se tenait droit comme un piquet sur le seuil avec un bout de lacet coincé dans une main, jusqu’aux conseillers dont l’esprit paraissait avoir subitement quitté le corps, en passant par le paysan qui ne retrouvait plus l’usage de ses yeux depuis qu’ils étaient tombés sur un coin de peau dénudée, pas loin des reins de l’elfe. Heureusement, non sans observer comme tout le monde, l’enfant qui grignotait maintenant du pain en mâchant la bouche ouverte relança la machine et la baronne reprit la main sur le déroulement de la scène.

D’un élan de force qu’on lui connaissait bien à la voir manipuler les armes, elle redressa vivement l’éclopée, tout en la maintenant dos contre elle pour garder la robe de convalescence fermée (sans s’en rendre compte, elle le faisait avec un peu trop de zèle, les formes de l’elfe se dévoilant maintenant à travers le vêtement un peu trop ajusté pour d’honnêtes mœurs). Faisant ainsi face à la petite assemblée, elle décréta d’une voix tendue :

« Cette audience est levée. Que ce fermier et l’enfant aient un toit pour la nuit, mais n’aient aucun contact physique avec qui que ce soit d’ici leur sortie de la ville. Je les recevrai à nouveau demain matin à la première heure. »

Et là-dessus, les conseillers se levèrent et le paysan et son petit acolyte furent comme deux ronds de flan, tandis que leur baronne partait d’un bon pas vers l’infirmerie, intimant à l’elfe de faire de même en la poussant gentiment vers la direction souhaitée.

« Je suis vraiment désolé baronne… bredouilla Faram.
- Ce n’est rien. Rends-moi ça, en revanche. »

Et il se débarrassa dans sa main du lacet brisé comme s’il voulait prétendre n’y avoir jamais touché.

○+○+○

Une servante accueillit leur entrée avec un air catastrophé, ayant certainement accouru en entendant les bruits et ayant constaté la disparition de la blessée. Elle aussi se confondit en excuses auprès de sa suzeraine, qui, comme précédemment, n’en fit pas trop de cas. Elle congédia la jeune femme et lui demandant de passer le mot pour rester seule avec l’elfe.

« Bien », soupira-t-elle une fois ceci fait.

Se retournant vers cette dernière, elle la jaugea un instant. C’était à n’en pas douter une femme vigoureuse, et bien qu’elle ne fût pas humaine, il semblait à Harleen qu’elle lui était assez semblable.

« Je suis moi aussi heureuse de vous rencontrer. Les membres de votre peuple foulent très rarement nos terres. »

En vérité, Harleen n’avait même jamais vu d’elfe à Blackthorne, aussi loin que remontent ses souvenirs. Et plus encore, elle n’avait jamais eu l’opportunité d’échanger avec l’un d’eux de toute sa vie, bien qu’elle ait pu en observer de loin à quelques occasions, principalement dans ses voyages sur le front nord de Balaïa.
Malgré la nécessité de rester très prudente au sujet de cette inconnue, qui lui était étrangère tant par son identité que par sa nature et ses motivations, la jeune baronne avait du mal à retenir totalement l’élan d’une curiosité presque enfantine.

« Lorsque vous avez été amenée ici, j’ai eu du mal à croire mes chasseurs qui vous ont récupérée dans la combe de Charras. Vous étiez très proche de la frontière de l’Ouest, vous avez eu de la chance de ne pas tomber sur des guerriers trop méfiants. »

Elle prit place sur une chaise, plongeant son regard dans celui de l’elfe, à l’écoute.

« Qui êtes-vous ? Et quelles étaient vos affaires dans nos montagnes, si près du territoire des ouestriens ? »


 
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MessageRe: Forget injuries but never forget kindness feat Harleen Ravran 14/9/2017, 18:07





 
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Les joues de l’elfe rosissaient au fur et à mesure qu’elle considérait la situation.Elle sentait le vent se presser contre son cœur, témoignant de l’ouverture généreuse de sa chemise de convalescence. Une ouverture laissant apparaître le creux de sa poitrine et sa chute de rein. Elle était visible par tous les hommes présents dans cette salle.Des hommes qui représentent toute les classes sociales : des nobles au petit peuple incarné dans cette scène comique en la personne du paysan. Si le second est considéré comme un rustre,les premiers semblent avoir oubliés (miraculeusement ou non) les règles de la bienséance.Ainsi, Vanwyn peut déclarer à qui le veut qu’elle a été vue nue (ou presque, ne pinaillons pas) par plus d’une vingtaine de personnes. Ce qui fait un certain nombre étant donné que Vanwyn et Harleen sont les seules représentantes de la gente féminine. Toutefois, si certaines femmes en tirent de la fierté, ce n’est pas le cas de l’elfe qui ne manquera pas de taire cette anecdote auprès de ses compagnons.Elle s’apprêta alors à faire une remarque bien sentie sur le fait qu’elle n’est point un objet que l’on regarde et triture dans tous les sens lorsque la baronne d’un mouvement habile cacha son corps des yeux lubriques en la plaquant contre son dos. La suite de la scène se déroula très rapidement et l’elfe se retrouva talonnée par la Baronne jusqu’à l’infirmerie. Les draps dans lesquels, elle avait été emmitouflée pendant lamentablement au sol. La servante qui attendait le retour de sa patiente, n’avait pas plus fière allure que ceux-ci lorsque Harleen entra dans la pièce. Cette femme dégageait une aura d’autorité et de mystère qui intriguait Vanwyn. Pourtant, la suzeraine n’en abusait pas, pas comme les autres seigneurs que l’elfe a rencontré au cours de son périple avec les Ravens. Elle s’installa alors au bout de son lit pour fixer la baronne dans les yeux. Il était temps pour Vanwyn de répondre à quelques questions et d’assurer peut-être un but aux pérégrinations des mercenaires dirigés par Coeurfroid.
<< - Cela est bien dommage car vos forêts sont celles qui ressemble le plus à celles de mon continent natal. >>
Le regard brillant d’Harleen toucha l’elfe qui aurait souhaité lui faire découvrir ses terres. La Baronne n’aurait pas été dépaysée par les vastes étendues de verdure. En effet, les forêts de cette contrée sont restées à l’état sauvage et les arbres chantent à l’unisson bien que ce soit plus faiblement que sur Calaïus. En effet, ils n’ont pas baigné dans la magie d’Eiyna qui avait le don de sublimer tout ce qu’elle touchait. Toutefois, la conversation ne s’orienta pas vers la culture elfique ou vers les questions naturelles que les humains se posent sur notre peuple. Non, la femme qui se tenait en face d’elle était bien plus pragmatique. En effet, les ouestriens se sont peut-être enhardis en envoyant Vanwyn espionner la baronnie frontalière qui risquerait de leur faire un barrage d'acier et de chair si jamais ils venaient à nouveau envahir le royaume. Les elfes sont connus pour ne point se mêler des affaires des hommes : la neutralité est la meilleure arme pour espionner un camp. C'est une des nombreuses leçons que son père lui a jadis apprises. Bien heureusement pour elle, les ouestriens ignorent tout de cela : pour eux les elfes n'existent pas. Les seules créatures qui peuplent les terres d'au-delà étant  des balaïens et par extension naturelle des ennemis à abattre.
<< - Je les remercie de leur miséricorde.>>
Les images de ses sauveurs sont floues dans son esprit mais elle se souvient d'avoir pris l'un d'entre eux pour Coeurfroid. La chaleur dégagée par l'homme lui avait semblé être la meilleure chose au monde tandis que son regard était rivé aux yeux bleus de son sauveur. La fièvre et le froid avait fortement perturbé la machinerie thermodynamique de l'elfe et l'avait entrainé dans diverses délires tout plus idyllique que l'autre.Toutefois l'elfe, ne manquera pas d'aller les remercier en abattant du gibier à leurs côtés.
Une pause avant de reprendre le fil de l’histoire.
<< - Je suis Vanwyn Nel Aënor même si pour des raisons pratiques, les humains ne me connaissent que sous le nom de Gwyn la Rouge. Je suis une mercenaire appartenant au groupe des Ravens et nous voyagions vers vos contrées en quête d’une mission. Le passage par les montagnes raccourcissait fortement le voyage à notre bonheur mais nous fûmes surpris par le blizzard. Je suis alors tombée dans un ravin et lorsque je me suis réveillée, mes compagnons n’étaient plus que des fantômes dont les traces avaient été recouvertes par la neige. J’ai marché pendant des heures sans retrouver mon chemin jusqu’à arriver dans une cité en ruine. Elle semblait avoir été abandonnée soudainement : la table était mise dans une maison et nul corps n’était visible à l’horizon. Toutefois, un homme déambulait également dans cette cité fantôme. Cet homme est un chef de clan ouestrien. Les esprits l’ont nommé Sirendor m’a-t-il dit. Il m’a raccompagné jusqu’aux terres de son clan malgré le fait que je sois blessée afin que la chamane s’occupe de mon cas. Elle n’a malheureusement pas apprécié le fait que je lui dise que j’étais plus âgée qu’elle. Il fut alors décidé que les bêtes et le froid se chargerait de ma mort et ils m’abandonnèrent dans leurs montagnes sans vivres ni vêtements chauds.>> conclut-elle
Vanwyn avait eu le temps d’observer les ouestriens. Sirendor était respecté par ses hommes mais la chamane était encore plus crainte et elle n’avait peur de personne. Le chef de clan lui-même ne semble pas vouloir défier ses ordres : il s’était montré fort agréable avec l’elfe jusqu’à ce que la chamane la condamne à mort. A ce moment présent, elle avait eu la sensation d’être devenue invisible à ses yeux. Et elle n’en savait pas plus sur la mystérieuse citée dans laquelle, elle avait échoué et même les ouestriens semblaient en ignorer l’histoire. Les cités de pierre rendent faibles avait-il murmuré avant de clore la discussion. Toutefois, elle avait la nette impression que c’était important qu’elle se rappelle des moindres détails dessus.

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MessageRe: Forget injuries but never forget kindness feat Harleen Ravran 14/9/2017, 23:38

 

 

forget injuries but

never forget kindness
La baronne écouta les réponses de l’elfe sans ciller, affichant une mine grave – non seulement gardait-elle les préoccupations précédentes au sujet de l’épidémie dans un coin de son crâne, mais aussi souhaitait-elle montrer à son interlocutrice que tout ce qui serait dit dans l’intimité de l’infirmerie était d’une importance suffisante à ses yeux pour qu’elle s’attèle à ces questions avec autant de sérieux que les sujets afférant à l’entièreté de sa baronnie. Car, pour Harleen, n’importe quel événement inhabituel était susceptible de revêtir, tôt ou tard, un aspect crucial.

Elle beau toutefois bénéficier de cet aplomb qui la caractérisait, elle ne put rester totalement de marbre à l’évocation des Ravens. Si la manière dont elle inspira longuement et se redressa contre le dossier de sa chaise restèrent mesurés, son regard ne pouvait que la trahir à cet instant : le simple nom de cette illustre compagnie de mercenaires avait été depuis sa prime jeunesse tel le nom des dieux, ou presque, dans le temple immatériel de ses idoles personnelles. Que fallait-il penser des dires de celle qui se faisait appeler Gwyn la Rouge ? Elle était trop peu connaisseuse de la culture elfique pour comprendre la signification du patronyme de la blessée, mais quand bien même elle aurait su qu’il s’agissait là d’un très noble sang, elle était bien placée pour savoir que le sang bleu n’est pas gage d’honnêteté. Quoi qu’il en soit, il se passa un instant durant lequel ses pensées devancèrent son attention pour le récit de l’elfe, tant cette mention primordiale l’interrogeait. Certes, elle avait entendu des rumeurs selon lesquelles un groupe de mercenaires se serait formé avec l’ambition de suivre les traces des héros de jadis, mais ces bruits n’étaient pas parvenus à subsister aux sombres nouvelles qui circulaient en nombre chaque jour et chaque nuit en Balaïa, et principalement dans sa baronnie, pour ce qui la concernait. Elle aurait voulu y croire, mais personne ne semblait avoir d’élément tangible à apporter et puis, elle avait tant d’autres affaires plus pressantes pour occuper son esprit…
Mais se pourrait-il que les preuves soient enfin arrivées jusqu’à sa porte ? Était-ce vraiment un hasard si Vanwyn Nel Aënor avait été trouvée par des chasseurs et amenée jusqu’à Blackthorne, plutôt que tuée par ces mêmes hommes qui devaient craindre à chaque heure de leur vie qu’on ne les tue d’abord ?

Reprenant le fil des confessions de l’elfe, Harleen songea immédiatement aux environs de Parve lorsqu’il fut fait état d’une ville en ruine. Il pouvait y avoir d’autres cités oubliées de l’autre côté des montagnes – après tout, la géographie des terres ouestriennes était par trop imprécise, leurs habitants ne livrant que des bribes d’informations quand ils étaient bien lunés, et les Balaïens n’ayant pas, jusqu’à preuve du contraire, eu la folle hardiesse de mettre les pieds là-bas depuis des générations tout en étant capables d’en revenir vivants. Mais l’habitude voulait que l’on ne retienne que le nom de Parve lorsqu’il était question d’une antique ville dans les étendues sauvages de l’ouest. S’il s’agissait bien de cet endroit, alors Vanwyn avait peut-être cheminé encore plus longtemps qu’elle ne le pensait, et sa gardienne ne manqua pas de souligner mentalement que sortir vivante d’une ravine pour marcher ensuite dans la toundra jusqu’à Parve était un sacré exploit…

La baronne était intriguée, presque incrédule, en entendant cette histoire de chef Ouestrien qui semblait si accueillant et généreux, disons, pour un Ouestrien confronté à une étrangère. Sirendor, elle n’oublierait pas ce nom. Il lui donnerait même probablement de quoi méditer pendant un sacré bout de temps, si tout était vrai. En revanche, de ce que Harleen savait des chamanes, la réaction citée n’était pas étonnante et elle se demanda même comment l’elfe en était venue à proférer de tels propos et surtout, pourquoi elle l’avait fait, au vu de sa situation précaire, lourdement blessée, en territoire inconnu, et probablement entourée de gens qui avaient toutes les chances de lui être hostiles au moindre faux-pas. Peut-être ne savait-elle rien des peuples de l’ouest ? Ou bien était-elle vraiment si tête brûlée que même se retrouver à leur merci ne lui faisait pas assez peur pour qu’elle modère son caractère ? Étonnant personnage en tout cas que cette belle brune au tempérament visiblement aussi fort que sa capacité à encaisser les épreuves était impressionnante.

Bien qu’aucune réponse précise ne lui ait été donnée sur les tenants exacts de la mission qui avait été confiée à Vanwyn, Harleen en connaissait en quelque sorte les aboutissants : elle avait échoué, probablement, ou en tout cas l’elfe avait été exclue des progrès de son groupe. Si elle faisait bien partie des Ravens, il ne faisait aucun doute pour la baronne que son domaine accueillerait bientôt le reste de la troupe. Elle voulait croire que ces mercenaires n’avaient pas fait que reprendre le nom de leurs prédécesseurs, et avaient endossé également leurs valeurs. La solidarité indéfectible qui les unissait devrait normalement les pousser à rechercher leur consœur, et ainsi, s’ils étaient là encore fidèles à la réputation des héros, les mener directement à Blackthorne.

Elle laissa un silence se poser dans la pièce afin de s’assurer que Vanwyn avait terminé, puis prit à son tour la parole.

« Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il vous en arrive de belles, à vous. »

Elle hocha la tête ce disant, croisant ses jambes et joignant ses mains sur ses genoux.

« Admettons que je vous croie. Vous n’étiez manifestement pas en route vers Blackthorne et vos compagnons sont quelque part dans les montagnes, ignorants de votre position actuelle et de votre état. Pensez-vous qu’il soit sage de ma part de parier sur une petite visite des Ravens si je vous garde ici suffisamment longtemps pour qu’ils vous tracent ? Ou pensez-vous plutôt qu’ils vous laisseront à votre sort pour la quelconque "mission" dont vous parliez à l’instant ? »

De la réponse de l’elfe dépendrait en partie la décision qui serait prise à son égard.

« Ne vous méprenez pas, il ne s’agit pas de vous emprisonner, mais de vous donner les meilleures chances de vous sortir de ce mauvais pas. »

Et de la garder à l’œil d’une manière ou d’une autre, avec plus ou moins de méfiance selon le choix opéré.


 
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MessageRe: Forget injuries but never forget kindness feat Harleen Ravran 8/5/2018, 13:34
Forget injuries but never forget kindness feat Harleen Ravran
Les minutes passèrent tandis que Harleen écoutait attentivement Vanwyn. Son air sévère semble décortiquer chacun de ses souvenirs pour en détecter les trous ou incohérences. Toutefois l'elfe est certaine de la fiabilité de ceux-ci si l'on omet la phase hallucinatoire et le rapport biaisé du temps qui passe. Elle a sans doute erré plus de temps qu'elle ne le pense. La toundra de l'Ouest est immense et le chef ouestrien l'a guidé sur une certaine distance. Cette errance et cette rencontre avec les ouestriens semble d'ailleurs avoir été tissées par Eiyna pour que la mercenaire rencontre la Baronne Ravran. En effet, quelle est la probabilité qu'elle s'égare dans une cité de pierre où erre un ouestrien ? Le reste n'est que la conséquence de son fort caractère, de l'impossibilité de se justifier correctement auprès de la chamane et de ce besoin constant de mettre son immortalité à l'épreuve ou d'oublier qu'elle n'est pas infinie, qu'elle n'est pas une machine toute puissante. Elle a besoin de tester ses limites et celle des autres, de dire ce qu'elle pense et d'agir uniquement selon ses valeurs. Ces élans ressortent depuis qu'elle n'est plus obligée de conserver ce masque de noble. Il démange physiquement par les lourdes robes et mentalement par les concessions qu'il faut faire. La Baronne semble avoir réussi à incarner sa position sans sacrifier sa manière d'être. Vanwyn pense qu'elle aurait été incapable de le faire si elle était restée sur Calaïus pour accomplir son devoir.

<< - Il faut avoir le goût de l'aventure quand on rejoint les Ravens >> répondit-elle avec un maigre sourire.

Elle n'ose pas briser le sérieux de la conversation mais la Baronne était loin de se douter à quel point ses paroles sont véridiques.Depuis son arrivée sur le continent, l'elfe enchaîne les aventures palpitantes avec sa volonté de s'émanciper de son père, la chasse aux brigands en compagnie d'un joli lancier, son intégration à la compagnie des Ravens et les premières missions qui les ont mené au bercail, à se retrouver chez les ouestriens pour finalement être en convalescence à Blackthorne.

<< - Pour eux, je suis morte dans ce ravin mais un signe de ma présence ici les amènera parmi nous. Nous sommes liés par le sang et nous suivons un Code très précis Baronne. >>

Le Code des Ravens est un document jauni par le temps et marqué du sang de tout ceux qui ont appartenu un jour aux Ravens. En effet, le Codex a été conservé par Hirad jusqu'à sa mort avant qu'il ne le lègue à son fils Coeurfroid. Ainsi, la nouvelle génération de mercenaire n'a pas le prestige des anciens mais suit le même chemin moral que ces derniers. Une morale qui ferait du bien à la majorité des nobles du royaume. Toutefois, l'honneur n'est pas la seule chose qui unit les mercenaires entre eux. Ils ont tous un lien particulier, une affinité avec l'un plus que l'autre. En l'occurrence, le duo Coeurfroid/Vanwyn fait souvent parler de lui dans les conversations de groupe. Coeurfroid, elle a murmuré son nom en étant sauvée. Elle espère que personne n'aura l'idée de lui dire.

Elle a assené le Codex comme une arme sur la tête de la Baronne qui semble avoir peu confiance en elle et les Ravens. Ils ne semblent qu'être un mirage pour elle tandis que Vanwyn serait une autre source d'ennui.

<< - Je sais ce que cela implique, ne perdez pas votre salive à enrober le tout. Je demande juste à pouvoir aider les personnes qui m'ont sauvé avec ma participation à la chasse ou à toute autre tâche jusqu'à ce que les Ravens viennent me chercher. >>

Le caractère impétueux de l'elfe ressort sur cette première phrase. Son esprit fuse tandis que son corps reste inerte sur ce lit drapé de blanc. La Ravens espère de tout cœur qu'on ne la forcera pas à rester alitée. Elle ne supporte pas cet état de faiblesse d'où son échappée de l'infirmerie pour se retrouver à moitié nue dans la grande salle devant tout le monde. Toutefois, les dés ne sont pas en sa faveur pour qu'elle puisse formuler des requêtes.




‹c› Vanka


HRP : Je suis désolée pour cette réponse tardive et courte ** J'espère qu'elle te plaira quand même !
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MessageRe: Forget injuries but never forget kindness feat Harleen Ravran 14/5/2018, 12:48

 

 

forget injuries but

never forget kindness
« Je sais ce que cela implique, ne perdez pas votre salive à enrober le tout »… Quelle drôle de tournure, pensa la guerrière, bien qu’on comprenne exactement ce que voulait dire l’elfe. Une seconde de trop, l’esprit de Harleen s’arrêta sur les mots, et elle songea que les seules choses qu’elle enrobait de sa salive étaient la nourriture et… eh bien, des détails qu’on n’aborde généralement qu’en privé.
La seule évocation mentale de cette réponse lui arracha un petit rire qu’elle se dépêcha de refréner, mais elle avait dérobé ses yeux à Vanwyn et abrité ses lèvres d’une main, comme pour se donner l’air de réfléchir, tout en sachant pertinemment que la convalescente n’avait pas pu manquer cette brève hilarité. Elle songea alors qu’elles ne se connaissaient pas et que Vanwyn pourrait mal le prendre.
Aussi, rejoignant le regard de l’elfe, elle reprit la conversation, sans se départir de son sourire amusé.

« Ne me croyez pas du genre à ‘perdre ma salive’, comme vous dites. Je suis une exécrable actrice et les Dieux ont sacrifié pour moi tout talent de diplomate au profit d’une franchise que mes pairs trouvent incommodante. Non, quand je dis que je ne vous veux pas prisonnière et que je suis là pour vous aider, je vous prie de me croire. Je n’ai ni l’art ni le temps de me répandre en minauderies. »

Sa mémoire fut traversée par la pensée, presque automatique, que tout cela était l’empire de Neerath, maîtresse des interactions soyeuses, de la séduction et de la manipulation. Cet éclat fugace suffit à lui rendre son sérieux et elle revint plus posément sur le vrai sujet de cet entretien.

« J’ai donc ma réponse. Vos acolytes devraient montrer le bout de leur nez d’ici quelques temps, il suffirait que le mot de votre survie leur parvienne. J’imagine que je peux arranger cela. Mais puisque tout se mérite et que vous proposez vous-même de vous amender pour les efforts de ma Maison à votre égard, voici ce que nous allons faire. »

Elle se pencha en avant et riva ses prunelles fauves, brillantes d’intérêt, dans celles de son interlocutrice.

« Lorsque vous avez débarqué dans la salle du trône tout à l’heure, j’étais justement en train d’examiner un problème épineux pour la baronnie. Tout à l’ouest, près de la frontière avec nos voisins, la Maison Morghun, il y a un patelin : le hameau des Corthes. Le fermier et le gamin que vous avez peut-être eu le temps de remarquer en sont venus personnellement pour nous tenir compte d’une étrange épidémie qui y ferait des siennes. J’ai décidé d’y envoyer deux physiciens parmi les meilleurs de Blackthorne dès demain, afin que cette histoire soit tirée au clair. Cependant, ce sont des gens du livre et non de l’épée, et les routes sont dangereuses. Jamais je ne prendrais le risque de les envoyer sans une escorte armée et fiable. C’est une excellente occasion pour vous de démontrer que vous êtes digne du nom des Ravens. »

Une telle mission n’aurait rien de folichon, et plus d’un chevalier en armure aurait refusé de la remplir. Ceux-là ne couraient qu’après les hauts-faits et les sommes les plus rondes. Harleen espérait que l’elfe répondrait par l’humilité et l’abnégation qui sont les véritables valeurs de la chevalerie, bien avant les codes rigides d’un honneur trop souvent gonflé de certitudes. Elle voulait que Gwyn la Rouge lui montre que les successeurs des héros qu’elle avait tant révérés dans son enfance étaient bien porteurs de ces valeurs-là.

« Il commence à se faire tard. Je dois régler les détails et vous, vous devriez vous reposer encore un peu. »

La baronne se leva de sa chaise, baissant sur Vanwyn une œillade complice.

« Enfin, c’est ce que vous dira la soigneuse. Moi je dis que si vous vous sentez en forme, vous devriez faire connaissance avec le château pour ré-apprivoiser vos jambes, ça vous évitera de retomber dans les bras de quelqu’un par inadvertance. Je vais vous faire porter des vêtements, les vôtres doivent être encore en train de sécher. Le blizzard soufflera encore cette nuit, je vous déconseille de mettre le nez dehors, la cuisine est plus intéressante. Oh, et ne soyez pas trop rude avec mes gens, la plupart d’entre eux pensait ne jamais voir d’elfe de leur vie, et hors de nos murs, votre peuple est un mythe pour les moins lettrés. Veuillez pardonner notre curiosité à tous. »

Elle s’en fut pour sortir de l’infirmerie, un petit sourire au coin des lèvres.

« À demain à l’aube ? » fit-elle avant de passer la porte.


 
©️ charney - #5c7750

 


[Au fait, t'en fais pas pour la longueur des posts, ça n'a aucune importance tant qu'il y a de quoi rebondir, et c'était le cas ! ]

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