La Main dans le Sac [Elise Hyld]
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MessageLa Main dans le Sac [Elise Hyld] 26/10/2017, 20:33

 

Personnage éphémère
- Tobias Caermor -

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- "Un peu, que j'y arriverai, tiens !"

La phrase avait fusé, claire et pleine d'assurance, alors que Tobias levait sa choppe. Comme pour souligner le fait qu'il était audacieux et décidé, il tenta de finir sa bière cul-sec mais but de travers et s'étrangla.
- "Et comment t'arriverais à le faire, t'arrives même pas à boire correctement, pour commencer !" Fit son collègue goguenard en lui tapant sur le dos pour l'aider à tousser fort.
- "Oui bon- Reuh ! Tu verras bien ! Ahem ! Je te ramènerai un objet de là-bas, et tu seras tellement estomaqué que tu en chieras tes entrailles !" répondit Tobias, le rouge au joue et le menton trempé d'ambrée.

C'est sur cette étouffade maladroite que fut signé un pacte entre deux voleurs. L'enjeu était simple tout en étant complexe : Il fallait s'introduire dans le palais royal de Korina et dérober un objet appartenant à la Reine. Vraiment pas une mince affaire !

En temps normal, Tobias n'aurait peut-être pas accepté de relever un tel défi. Mais en cette belle soirée, il avait retrouvé un bon ami de la guilde du Pas du Chat, un voleur comme lui, qu'il n'avait pas vu depuis bientôt un an. Ils échangèrent des histoires de leurs derniers exploits, des blagues, des gaudrioles, partageant éclats de rire, parlant fort et à renfort de grands gestes. A chaque fois qu'un des deux compères finissait une pinte de bière, ils en commandait une nouvelle aussitôt, tant et si bien qu'ils finirent tous deux grisés par l'alcool. Alors, bien sûr, s'ensuivit une parade séculaire du mâle dominant : les deux voleurs commencèrent à s'étendre sur leur prouesses, comme deux gros oiseaux qui gonflaient leur plumages pour impressionner l'autre. Chacun détaillait ses rapines les plus risquées, enchérissant sur celle de l'autre, soulignant les dangers qu'il avait dû braver. Sous le coup de l'ivresse, Tobias avait déclaré que, de toutes manières, il était tellement doué qu'il pourrait même voler la couronne alors que la Reine de Balaïa l'aurait sur la tête. Bien entendu, son ami s'était bien moqué mais, piqué au vif, Tobias revit l'ambition à la baisse pour qu'elle soit réalisable et proposa ce fameux pari : voler quelque chose à la Couronne.
On pourrait penser qu'une nuit de sommeil, une gueule de bois impossible le lendemain, et une demie-journée de réflexion aurait permis au voleur de se rendre compte de l'absurdité de ce pari... Mais il n'en fut rien. Après tout, pourquoi ne pas essayer ? Non, il n'était certes pas le plus courageux, mais il restait un voleur doué qui aimait relever de nouveaux défis ! Les conditions de réussite restaient assez vague, il fallait simplement que ce soit quelque chose appartenant à la Reine, et qui ferait donc figurer les armoiries de la famille Hyld. Ca allait être ardu, oui, mais pas impossible de dérober, par exemple, un couteau en argent ou un chandelier qui trainerait dans les cuisines !

Dans l'après-midi, Tobias Caermor quittait Orytte pour voyager vers Korina afin de commettre un larcin qui n'allait sans doute pas être le plus gros, mais serait le plus impressionnant.

Après deux petits jours de voyage, il posa le peu de bagages qu'il avait dans une auberge un peu miteuse et entama un repérage qui dura une semaine. Pour un coup pareil, il ne pouvait se permettre de foncer tête baissée. Ce serait idiot, il ne passerait même pas les portes du palais. La plupart des voleurs savaient se montrer méticuleux, prenant le temps de planifier les cambriolages lorsqu'il le fallait, et Tobias ne faisait pas exception. Ce n'était pas comme entrer dans une chaumière la nuit tombée et voler un sac de piécettes ! Le voleur prit donc le temps d'analyser la situation, se faufilant sur les toits pour prendre de l'altitude et observer le palais d'un peu plus haut. Il traîna non loin des impressionnantes grandes portes, remarquant des routines, des personnes qui entraient et sortaient de manière journalière et à des heures régulières. Il courtisa, complimenta, interrogea des lavandières qui sortaient du palais avec des ballots de linge sous le bras pour se rendre au lavoir. A la taverne, il soûla de vin et fit parler le responsable des écuries pour savoir s'il existait quelque entrée dérobée.

A la fin de sa semaine d'investigation, il put établir un plan qui semblait assez bien ficelé, et qui pourrait bien porter ses fruits. Il le mit à exécution le soir même.
Lorsqu'elle existait encore, la troupe familiale des Caermor faisait la joie des badauds des rues de Gyernath, au sud de Balaïa. Chaque membre de la famille était musicien, acteur, bateleur, et ce depuis son plus jeune âge. Tobias avait été formé à cette école, et l'art du déguisement et de la comédie ne lui étaient pas inconnus. Ayant noté une certaine ressemblance entre lui et le commis de cuisine qui sortait chaque soir en cachette pour aller rejoindre son amante, il n'eut qu'à assommer le pauvre garçon pour lui voler ses vêtements. Pour que la ressemblance soit complète, le voleur avait rasé sa barbe de trois jours la veille. En effet, le domestique était plutôt propret et n'autorisait comme pilosité faciale qu'une petite moustache. Tobias arrangea ses cheveux habituellement en bataille et appliqua une moustache postiche. Fin prêt, il passa la porte Est du palais, plus petite, mais gardée autant que l'entrée principale. Le secret, lorsqu'on souhaitait se trouver là où on ne devait pas être, c'était de faire croire qu'on avait justement tout le droit d'y être. Aussi, il passa la porte sans hésiter, sans un regard pour les gardes, avec un naturel et une confiance absolument calculés. L'astuce fonctionna, les gardes ne remarquant rien de changé chez l'habituel commis de cuisine plutôt discret.
Tobias dut reprimer un sourire d'une prétention insultante : Il avait réussi la première partie de son plan ! Il était vraiment trop doué !

Le voleur arriva dans les cuisines. Il se faisait tard, et la plupart des domestiques étaient déjà partis au lit. Les quelques uns qui restaient étaient trop affairés à nettoyer la pièce pour faire attention à lui alors qu'il se faufilait entre les plans de travail. Près du rebord d'une bassine, il apperçut une pièce d'argenterie, frappée des armoiries royales. Tobias la glissa dans sa poche, et jeta un coup d'oeil dépité vers la porte de sortie. C'était... Oui, c'était presque trop facile, c'en était presque triste... Il venait, là, en quelques minutes, de remplir l'intégralité du défi fixé par son bon ami. Pénétrer avec succès dans le château avait provoqué une montée d'adrénaline qui retombait à présent comme un soufflé et le laissait désireux de connaître un nouveau frisson. Son regard se détourna de la sortie pour se poser sur une autre porte, celle qui devait sans doute mener plus loin dans le palais royal. Et si... Et si il tentait quelque chose de plus audacieux ? Ses machoires se serrèrent, et son sourire revint. C'était décidé. Il allait chercher quelque chose de plus tape-à-l'oeil à subtiliser.

Seulement, voilà : Il avait certes réussi à entrer dans les cuisines, mais c'était en fin de compte l'étape la plus facile. En effet, étudier le château de l'extérieur pour en découvrir des point d'entrée n'était pas ce qu'il y avait de plus compliqué. Par contre, évoluer dans le reste du palais qu'il connaissait moins bien, ça, c'était une autre histoire. Il ne pouvait se fier qu'aux informations qu'il avait pu soutirer aux lavandières et au maître des écuries. Il savait par conséquent que les quartiers de la Reine étaient en permanence surveillés par des gardes, ou par des membres d'un groupe mystérieux dont les employés du château ne savait pas grand chose. Seules certaines personnes triées sur le volet et ayant la confiance indéfectible de la Reine étaient autorisées dans ses appartements. Y entrer par la porte était donc absolument exclu. Tobias avait néanmoins une idée en tête et, prudemment, entrouvrit la porte des cuisines pour longer le couloir menant vers l'une des salles à manger. Il se figea lorsqu'il entendit, venant d'un autre couloir, un petite patrouille de gardes qui se dirigeait vers lui. Hâtivement, il retira les habits blancs et voyants du commis de cuisine pour dévoiler ses propres habits sombres et plus discrets. avec agilité, il escalada un mur de pierre de la salle au haut plafond, pour aller se percher sur une des poutres. En contrebas, il put apercevoir les trois gradés prendre la direction des cuisines, sans doute pour un petit gueuleton non autorisé. Le voleur cacha les vêtements du commis, les pliant proprement et les posant sur une poutre, contre le mur. Il doutait qu'à cette heure ci l'on demande à une domestique de venir faire les poussières à un tel endroit du palais... Les vêtements et la moustache postiche étaient hors de vue et hors d'atteinte, et il pourrait revenir les chercher si le besoin s'en faisait sentir.
Préférant rester discret, il parcourut la salle en restant au plafond, se déplaçant habilement le long des grosses poutres de bois. une fois au bout, il redescendit et jeta un oeil vers la fenêtre la plus proche. Les jardins du palais s'étendaient sous ses yeux et devaient sans doute être magnifiques durant là journée. Là, ils disparaissaient dans une obscurité lugubre et inquiétante. Mais cette obscurité était après tout la meilleure amie de Tobias en cet instant. Il quitta les lumières chaleureuse des chandelles : il ouvrit la fenêtre et sauta du rebord pour atterrir plus bas dans un haut massif de lavande. Longeant le mur et restant proches des buissons, il parcourut les jardins. Il leva le nez et repéra la façade que lui avait décrit le maître d'écurie : joliment envahie par le lierre, elle était orientée plein ouest et devait permettre de profiter, sur la terrasse quelques étages plus haut, d'après-midi doux et de jolis couchers de soleil. C'était là qu'il devait se rendre s'il voulait poursuivre sa périlleuse mission. Prenant son courage à deux mains, il entreprit la périlleuse escalade de la façade, s'aidant des pierres saillantes, des bas reliefs gravés ça et là, et des diverses gargouilles sur son chemin vertical. Il arriva enfin sur la terrasse et, restant accroupi, s'approcha des grandes fenêtres pour jeter un oeil. Il y avait de la lumière, mais personne dans la pièce, ça c'était encore un vrai coup de chance ! Il observa les meubles et les riches tentures. Tout avait l'air finement ouvragé, avec de magnifiques dorures. La marqueterie des commodes était exquise, et le chandelier trônant au milieu du plafond était somptueux. Si ce n'était pas une chambre royale, ça en avait en tout cas tout l'air.

Tobias retira sa capuche et l'enroula autour de son poing, afin d'étouffer le bruit lorsqu'il l'abattit sur l'un des carreaux de la fenêtre, celui le plus proche de la poignée. Le verre fin et teinté de délicieux motifs en vitrail se brisa, et le voleur passa la main par l'ouverture afin d'ouvrir la fenêtre pour se glisser à l'intérieur. Ses pas furent vite étouffés par un tapis d'un rouge magnifique, et les yeux de l'homme s'écarquillèrent un peu d'admiration alors qu'il pouvait contempler tout ce luxe d'un peu plus près. C'était excitant, vraiment !
De plus, la Reine était une magnifique jeune femme, et entrer ainsi dans la chambre royale où peut-être peu d'hommes avaient mis les pieds... Il y avait quelque chose d'absolument exaltant !

Bien, que voler à présent ? Un vêtement ? Une culotte ? Une bague ? Un collier ? ... La couronne ?

Tobias s'approcha de la ravissante coiffeuse où trônaient plusieurs boites à bijoux, des brosses et des peignes en nacre, quelques flacons de parfums hors de prix, dont certains semblaient elfiques. Bien sûr, la couronne royale n'était visible nulle part. Sans doute devait-elle être en ce moment sur la tête de la Reine, ou bien devait-elle être précieusement gardée dans la salle du trésor. Tobias se saisit néanmoins d'une autre couronne d'apparat, plus fine et sans doute moins précieuse que la véritable. Il fit quelques pas et s'approcha d'un miroir en pied dont le cadre en bois de cèdre laqué était paré de beaux ornements. Il posa la couronne sur la tête et s'enroula dans une tenture de velours rouge toute proche, s'en faisant une cape aux épaules comme en portaient parfois certains nobles. Un grand sourire amusé aux lèvres, il se contempla dans le miroir, prenant des poses altières. Oui, bon, la couronne sur sa tête de voleur avait une allure plutôt féminine, mais peu importait : Tobias avait une classe impériale en cet instant précis !

"Moi, Tobias Alequin Caermor premier du nom, Roi de Balaïa et des six Baronnies, réclame que l'on m'apporte sur le champ un plat de côtelettes, trois barillets de vin, et dix putains !" Fit le voleur, bombant le torse et laissant son penchant pour le théâtre prendre le dessus.
Sa petite pièce improvisée et en un acte fut interrompue lorsqu'il entendit des pas, tout proches, derrière la porte. Ses yeux s'écarquillèrent, son coeur s'emballa, battant si for que ça lui fit mal, et des sueurs froides lui coulèrent le long de l'échine. Quelqu'un arrivait. Il fallait partir. Immédiatement. Il ôta la couronne et la fourra hâtivement dans sa besace et se précipita vers la fenêtre. Malheureusement, il avait oublié qu'il s'était enveloppé dans une tenture, et celle-ci arrêta nette sa tentative d'évasion, avant de se décrocher du mur auquel elle était suspendu. Quelques kilos de lourd velours tombèrent en cascade sur le voleur qui s'était déjà effondré au sol lorsqu'il avait été stoppé dans son élan. Paniqué, il se débattit comme un beau diable, finissant par s'emberlificoter encore d'avantage dans le précieux tissu. D'une oeillade rapide, il put voir la personne qui venait d'entrer et la reconnut aussitôt. Le mal était fait.
Tentant de reprendre son calme, il se releva tant bien que mal et, se parant de la tenture comme on porterait une toge, fit une révérence envers la splendide Elise Hyld.

- "Bien le bonsoir, ma Reine !" Fit Tobi d'un ton solennel.

Quitte à avoir été pris la main dans le sac, autant faire l'acteur jusqu'au bout et jouer la comédie la plus risquée d'une vie !

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MessageRe: La Main dans le Sac [Elise Hyld] 31/10/2017, 14:48



La Main dans le Sac
C
es dernières semaines n’avaient pas été de tout repos pour Elise et le Lotus Pourpre. Depuis le Jour du Serment, ils avaient fait de leur mieux pour enquêter et prendre en compte ce qui avait été dit ce jour-là. Ça prenait du temps, il y avait beaucoup de discussions et peu d’actions, mais ils avançaient. Le décret en faveur de la protection des mages était mis en place et l’enquête commençait à porter ses fruits en révélant les noms d’Haut-Inquisiteurs qui avaient abusé de leur pouvoir. Elise avait d’ailleurs passé une bonne partie de l’après-midi sur une de ses affaires. Quant à sa soirée, cette dernière avait été plus calme. Elle avait dîné en compagnie de sa mère. Ça faisait du bien de se poser quelques heures même si elles discutèrent du royaume, de ses devoirs présents et futurs –pour ces derniers, Elise veilla à vite couper court, n’ayant aucune envie de discuter mariage et de se disputer avec sa mère. Malgré sa bienveillance et sa prudence, il y eu quelques accrochages, mais rien de bien méchant. Elles étaient quasiment leur dernière famille proche l’une pour l’autre et basculèrent vite, parlant de leurs souvenirs communs.

Souhaitant une bonne nuit à Rowena, Elise retourna tranquillement à ses appartements. Elle avait hâte de se reposer et de passer une bonne nuit, car sa journée de demain serait bien plus chargée que celle d’aujourd’hui. Alors que la jeune reine arpentait son couloir, un bruit retentit à l’intérieur. Y avait-il quelqu’un dans sa chambre ? Les domestiques n’avaient-ils donc pas terminé de s’en occuper ? Ce serait étonnant à cette heure tardive… Peut-être s’agissait-il de ses dames de compagnie. Ne se doutant de rien, Elise entra, ferma la porte derrière elle et se retrouva nez à nez avec une tenture mouvante.

« Qu’est-ce que… ? »

Figée par la stupeur et l’incrédulité de la situation, Elise hésita entre rire ou se sentir outrée de voir sa chambre dans un tel état. Le léger sourire sur ses lèvres retomba aussi fugacement qu’il était apparu lorsque la tête d’un inconnu sortie au milieu du tas de tissu. Un homme ! Il y avait un homme dans ses appartements et elle ne le connaissait ni d’Eve ni d’Adam ! Et comme si de rien était, cet intrus lui souhaita un bonsoir. Désormais laissant place à la méfiance, Elise recula de quelques pas, sa main sur la poignée de la porte, prête à l’ouvrir et à alerter les gardes du palais.

« Qui êtes-vous et que faites-vous dans mes appartements ?! Comment êtes-vous entré ici ?! N’essayez même pas de bouger d’un centimètre si vous tenez à la vie. »

Elise ne pourrait absolument rien faire contre cet homme. Elle ne savait pas se battre et n’avait aucune arme sur elle, mais sa voix ferme pouvait être aussi tranchante et définitive que celle d’une épée. Un son. Un seul ordre de sa part et c’était la fin.  
WILDBIRD

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I'm finally learning my lesson. Anyone can betray anyone. How to survive in a world like that without getting lost?
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MessageRe: La Main dans le Sac [Elise Hyld] 1/11/2017, 02:07

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Une atmosphère étrange s'était installée, quelques délicieuses secondes éphémères durant lesquelles Tobias put contempler la jolie Reine dans toute sa simplicité : Elle ne portait pas le masque des conventions et politesses qu'elle se devait de porter lors de réceptions, de bals, de réunions du conseil. Point de sourire poli qu'on réservait aux sycophantes obséquieux. Point de sévérité qu'on montrait envers un conseiller qui suggérait quelque solution inappropriée. En cet instant, la Reine ne jouait aucune comédie et affichait une expression authentique de surprise.
Et comment l'en blâmer, après tout ? Elle ne bougeait pas, estomaquée par la présence d'un homme en toge faite de riche tenture de velours et qui lui souhaitait la bonne soirée. Etonné, on le serait à moins !

Passant de surprise à méfiante, elle fit quelques pas en arrière. Tout comme Elise qui se rapprochait de la porte pour finalement poser la main sur la poignée, Tobias eut lui aussi un geste vers sa seule issue : un mouvement d'oeil furtif vers la fenêtre. Non, il n'aurait jamais le temps de l'atteindre avant qu'elle ne donne l'alerte. La nouvelle irait vite, et il finirait par trouver des gardes à chaque porte lors de sa fuite. On l'attraperait, on l'enfermerait, on lui couperait les mains, ou pire encore !

Une lueur d'espoir perça les nuages du sombre destin qui s'annonçait pour le voleur : la Reine ne cria pas. En lieu et place d'un ordre donné aux garde, elle l'interrogea sur la raison de sa présence. C'était étrange et inespéré, et par dessus tout, c'était un très bon signe. Elle ne semblait pas encline à laisser la panique l'envahir et était plutôt désireuse d'obtenir des explications. Cela tombait bien. Tobias était bien meilleur avec quelques mots qu'avec dix épées. Elle ponctua néanmoins ses questions par une menace claire et nette. Tobi n'était pas sorti d'affaire, loin de là, et le sort pouvait dramatiquement tourner encore d'avantage en sa défaveur. La Reine n'était pas bien grande (Lui non plus, de toutes façons), mais elle inspirait la crainte en cet instant. Elle gardait son allure fière, son port altier, et le ton de sa voix était sans appel : elle tenait la vie du voyou entre ses mains.

Tobias laissa de côté tout ce qui faisait de lui un voleur et fit appel à l'acteur, au barde, au menteur, au bateleur qu'il avait été depuis tout petit au sein de la troupe familiale. Son cerveau se mit à fonctionner à cent à l'heure pendant les quelques minuscules secondes qu'il prit pour reflechir. Il fallait choisir quelle tactique employer. Attaquer ? Certainement pas. Ce serait absolument idiot. On attaquait pas une Reine à moins d'avoir une armée sous ses ordres. Dire la vérité et espérer le pardon ? Pourquoi pas. Certaines personnes de pouvoir savaient se montrer clémentes, et faute avouée était parfois à moitié pardonnée. Trouver un mensonge plausible ? C'était difficile, mais pas impossible. Et cela pourrait s'avérer divertissant...

- "Ma Reine, je ne suis qu'un humble domestique chargé de l'entretien des tentures et, comme vous pouvez le voir par vous même, c'est la tenture qui s'est chargée de mon entretien !" Fit-il, étendant ses bras et déployant un peu plus sa toge qui n'en était pas une. "Je reconnais qu'il est bien tard pour faire le ménage, mais voyez-vous, il y a tant de tentures dans ce palais ! J'ai été pris tous le reste de la journée !"

Ce n'était pas un excellent bobard : il n'était pas vraiment habillé comme un domestique et ressemblait plus à un étrange vagabond, tout de noir et de sombre vêtu. Il aurait du garder les vêtements du commis de cuisine qu'il avait dévalisé plus tôt ! Il n'avait avec lui aucun matériel de nettoyage non plus ! Mais, parmi la multitude d'histoires mensongères qui lui étaient venues à l'esprit, c'était celle qui faisait partie des plus crédibles.

Et si la Reine ne croyait pas à ce mensonge, alors il en raconterait un autre ! Puis un autre ! Et encore un autre ! Jusqu'à ce que sa royale tête lui tourne et qu'elle ne sache même plus qu'elle était la Reine de Balaïa !

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