AU CRÉPUSCULE DES DIEUX ~ Harleen Ravran & Edric Fran.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

 :: 
 :: RP abandonnés
avatar

Feuille de personnage
▲ DANS MA SACOCHE:
▲ CAPACITES:
▲ DISPONIBILITE RP: Bring it on !
Voir le profil de l'utilisateur http://thesongofravens.forumactif.org/t222-harleen-ravran-x-a-pack-of-wolves-a-flock-of-ravens http://thesongofravens.forumactif.org/t221-harleen-ravran-x-howl
▲ MESSAGES : 400
▲ POINTS D'INFLUENCE : 51
▲ ÂGE : 28 ans
▲ RACE : Humaine
▲ STATUT SOCIAL : Baronne de Blackthorne, au sud-ouest de Balaïa
▲ LIEU : Principalement à Blackthorne, siège de la baronnie, mais on peut la trouver un peu partout (chasses, patrouilles, visites officielles...)
▲ METIER OU OCCUPATION : Régner sur un fief, c'est déjà pas mal !
▲ ALLEGEANCE : Le Culte des Douze
▲ AVATAR & CREDITS : Avatar : Olga Kurylenko, par Arté. Sign : code Ms.Palmer, gifs tumblr, texte "The Waves Have Come" (Chelsea Wolfe). Thème : Anilah ft. Einar Selvik, "Warrior".
▲ MULTICOMPTES : Micahtastrophe.
MessageAU CRÉPUSCULE DES DIEUX ~ Harleen Ravran & Edric Fran. 8/6/2017, 18:25

 

 

Au crépuscule des dieux
Yëveth était loin désormais, et avant même que H’iaveth posât sa main immaculée sur le pays, le froid s’était bien installé dans les cols montagneux environnant la sombre forteresse de Blackthorne. Les cimes étaient couvertes d’un épais manteau blanc depuis des semaines déjà, et plus personne dans les rues, les champs et les bois ne pensait au Jour du Serment. Au cœur des hautes murailles de pierre, il en était tout autrement.
Le matin-même, un messager était arrivé du nord, portant sous des couches de laine glanée ici et là sur sa route les habits de la maison Fran, qui bien que taillés pour l’hiver n’étaient pas de taille à préserver du blizzard local. Le jeune homme gardait avec lui une lettre au cachet intact, lui aussi orné du sceptre foudroyant. Son seigneur s’adressait directement à la jeune baronne, destinataire exclusive de cette missive qui devait être remise en main propre.

La plume leste du baron était plaisante à écouter à travers la déclamation qu’en fit Harleen, mais le message ne se cachait pas derrière les subtilités du langage : elle était invitée en les murs de Havern, la splendide capitale où siégeaient les barons-mages depuis des générations.
Le rouleau avait été lu sans secret, Harleen choisissant d’en partager le contenu avec la minorité présente une fois qu’elle en eut pris connaissance. Autour de la table du petit déjeuner où était réunie la famille Ravran, ses proches et les conseillers de la baronne, on ne manqua pas de commenter cette invitation, tantôt en y voyant un heureux signe pour l’avenir, tantôt en émettant des réserves sur les bénéfices d’une réponse favorable.

Rien d’étonnant à cela, avait-elle pensé, tant la situation d’Edric Fran était tendue depuis l’été passé. Confiné dans ses terres, la jeune femme lui reconnaîtrait une force mentale incomparable s’il ne devenait pas paranoïaque avant l’anniversaire du couronnement, où il s’était mis en danger de la plus téméraire des façons pour une personnalité politique. Les espions devaient se presser sur son territoire comme des fourmis sur un pot de miel… Le messager était certainement un homme de confiance du baron.
Bientôt six mois depuis les événements de Korina, pourtant Harleen s’en souvenait comme si c’était hier. Et pour cause : par leur nature, ils constituaient un moment charnière dans les relations entretenues entre sa baronnie et d’autres factions, et soulevaient des questions qui non seulement la tenaient éveillée la nuit, mais revenaient constamment durant les discussions avec ses conseillers.

« Si vous vous entêtez, maître, à me reprocher un geste passé et pour lequel je me suis publiquement amendée, je ne vous le dirai pas deux fois : vous pourrez dire adieu à votre siège. »

Cette phrase, assénée contre l’un d’eux un de ces matins où la baronne n’avait pas le courage de tenir ses nerfs en laisse, avait fini par clore le sujet, mais ce courrier était propre à remettre en question cette résolution.

Les serviteurs et les gardes ayant été mis hors de portée de voix, on argumenta donc vivement pendant une bonne partie de la matinée, de la salle à manger à celle du conseil, pour finalement s’accorder sur une chose : authentifiée comme écrite de la main d’Edric Fran, la lettre était assez avare en renseignements sur ses intentions, sinon pour signifier qu’elles étaient on ne peut plus cordiales. Il semblait naturel qu’il n’en dise pas trop : malgré tout le soin dont pouvait faire preuve le meilleur messager, il n’était pas à l’abri d’un accident de parcours. Si les plus enthousiastes pariaient sur une entrevue dont l’optique serait une alliance (à vrai dire, Blackthorne ne cracherait vraiment pas dessus après les frasques hérétiques et violentes de sa dirigeante), les plus timorés avaient des doutes sur les conséquences d’un tel voyage. Tout Balaïa serait très vite au courant, les langues roulent plus vite que l’esprit ne conçoit et on n’était pas à l’abri d’un gonflement exagéré d’une rumeur.
Harleen, fidèle à elle-même, était forcée de se morigéner intérieurement pour ne pas simplement décréter qu’elle n’avait cure de ces empêchements. En son for intérieur, c’était l’impatience, une hâte toute enfantine de découvrir l’intérieur de ces terres où de mémoire, elle n’était jamais allée, et que l’on disait presque autant imprégnées de magie que les Cités Collégiales, où les grands de la maison Fran faisaient tous leur apprentissage. À ce sentiment se mêlait une curiosité bien plus réfléchie : elle allait pouvoir en apprendre plus sur l’homme qui avait provoqué le formidable chaos du Jour du Serment, le questionner sur ce qui l’avait poussé précisément ce jour-là à prendre un tel risque, et surtout, jauger à quel point leurs intérêts concordaient au regard de la situation actuelle et du futur qu’elle appelait de ses vœux.

Au bout d’un moment, on remarqua qu’elle était déjà en train d’écrire la missive de retour au baron, sans avoir fini d’écouter les délibérations autour d’elle. À ceux qui la prièrent de réfléchir encore, d’attendre le lendemain, elle répliqua d’une voix égale que tout le royaume avait déjà compris ses affinités avec la position affichée par le baron, et qu’il n’était plus temps de faire attendre les dieux véritables et leurs enfants martyrs. La guerre des religions, si elle devait se produire, était déjà en route depuis longtemps.

○+○+○

Ce voyage fut sans aucun doute le plus long et le plus éprouvant qu’elle ait entrepris de toute sa vie jusqu’alors. La route jusqu’à Havern était très, très longue, et en chemin de désagréables événements, connus ou non par avance, pouvaient se produire à chaque moment.
Par chance, tout se passa bien avant l’étape que Harleen redoutait le plus. À quelques lieues de Blackthorne, le bois où sa bien-aimée sœur avait été assassinée à l’instar de plusieurs gardes de la citadelle se dressait devant le convoi, et malgré les bouleversements subis par le paysage suite aux nombreux raids et à la succession des saisons, les souvenirs les plus douloureux de son existence la heurtaient comme autant de pierres lui broyant le cœur. Durant les longues heures de cette traversée, personne n’osa parler, car tous savaient précisément ce qu’il s’était passé ce jour-là, et la triste forêt prenait des airs d’immense mausolée peuplé par des fantômes familiers, et meurtris.

Les anticipations météorologiques des prêtres s’étaient révélées bonnes… au début. Il avait été décidé que l'on contournerait au maximum les axes principaux par l'ouest, ce qui mettait un frein à leur progression, et fit venir plus tôt qu'attendu, en termes de distance, la dégradation du climat. À mesure que l’on cheminait vers le nord, en direction d’une partie des terres des Svanjold qui se dessinaient comme un détroit, les vents se faisaient plus mordants et la mauvaise graine encombrait les routes, flairant l’aisance et les provisions, au point qu’on dû faire étape plus longtemps que prévu dans un campement de chasseurs, afin que davantage de guerriers soient mobilisés pour escorter la caravane. Cette pause dans leur cheminement fit du bien aux gardes, qui retrouvaient pour certains famille ou amis parmi les chasseurs réunis là – des relations qu’ils n’avaient pas eu l’occasion de revoir depuis parfois plusieurs semaines.

Mais la baronne se souciait davantage du temps qui jouait contre eux : le mot avait été couvert quant à la réelle destination du convoi, la plupart des bras armés ne savaient d’ailleurs même pas où on leur commandait d’escorter leur suzeraine. Bien qu’elle soit suffisamment dans leurs bonnes grâces pour qu’ils n’essayent pas trop de percer à jour l’itinéraire caché, certains commençaient à murmurer des hypothèses de plus en plus précises et c’était mauvais pour les plans de la baronne, qui voulait retarder au maximum le moment où l’on saurait qu’elle visitait le fief du baron paria. Elle savait que ses ennemis n’étaient pas à cela près de lui barrer la route, peut-être même de payer des sommes folles pour acheter de fines et discrètes lames, afin de tuer dans l’œuf un accord qui pourrait leur faire du tort – et plus encore, la menace politique et militaire la plus ouvertement hostile à l’Ordre à ce jour : Harleen Ravran elle-même.

Le passage en terre des Svanjold fut à cet égard le plus délicat. Son père savait où se trouvaient les barrages routiers fixes qui pourraient les mettre dans l’embarras, et avait indiqué à quels endroits il était préférable de ne pas passer, quitte à choisir des biais qui ralentiraient encore le trajet mais auraient l’avantage de couvrir le convoi. Malgré la brièveté d’une route en ligne droite à travers cette zone, choisir l’évitement était plus sûr. Ils mirent donc le double de temps pour entrer dans le havre des Cités Collégiales.

Sans surprise, ce fut comme si on les attendait presque. Les mages n’ont pas besoin de tant de gardes pour savoir que l’on foule leur sol. Les hommes de la baronne furent nerveux tout le long de cette portion du voyage : bien que Blackthorne accepte officiellement la présence de mages sur son territoire, ces derniers savaient que l’Ordre n’était jamais loin lui non plus, sa position auprès de la Couronne effaçant toutes frontières pour ses inquisiteurs. Aussi se faisaient-ils les plus discrets possible, et les habitants de la baronnie du sud-ouest en étaient pratiquement au même point que tous les autres gens de Balaïa : ignorants de ce dont sont véritablement capables ces hommes et ces femmes d’exception, et quelles sont leurs volontés ou leur morale.
Harleen conservait elle-même une attitude légèrement fermée. Son immense curiosité au sujet de la magie n’avait pas sa place dans la situation présente, et bien qu’elle sache Edric Fran enclin à lui préparer le passage par sa position auprès de Dordover, elle gardait à l’esprit que les Cités Collégiales étaient libres de toute autorité, et qu’on ne pouvait présumer de rien. Elle fit simplement en sorte de garder ses troupes en ligne ferme, focalisées sur la marche qu’elle menait, affirmant que tout se passerait bien tant qu’on ne ferait rien d’autre que passer le lac, puis Dordover.

Lorsqu’ils contournèrent l’étendue d’eau, leur point de chute était clair dans l’esprit de tous, et les chuchotements allaient bon train parmi les gardes. La baronne accepta de répondre à quelques questions, considérant que leur sécurité était nettement moins précaire ici qu’elle ne l’était avant qu’ils parviennent sains et saufs par-delà la frontière nord des Svanjold. Même les murs angoissants de Xetesk ne l’avaient pas autant agitée que ces quelques lieues de détour obligatoire.
Elle ne pouvait pas encore l’admettre, mais elle était à la fois concentrée et infiniment soulagée. Lorsqu’elle posait son regard autour d’elle, tout lui paraissait empreint de mystère et de beauté, et l’on était désormais si près du but qu’elle devait museler son sentiment de liberté tout au fond d’elle-même. Parvenue à Dordover, elle eut le souffle coupé comme beaucoup de ses accompagnants, et lorsqu’elle émit l’idée qu’on trouvât un toit sous lequel rester pour la nuit, l’enthousiasme des voyageurs l’emporta sur leur méfiance envers leur environnement.

Dans la ferme où ils trouvèrent refuge, ils savourèrent tous un repas dont ils savaient qu’ils ne le referaient peut-être pas deux fois dans leur vie. Pas qu’il soit particulièrement raffiné, mais il était composé de mets qu’on ne prépare pas chez eux, par des personnes du genre qu’ils ne verraient peut-être plus jamais dans des circonstances aussi paisibles, et devant un paysage qu’ils étaient presque sûrs de ne jamais visiter à nouveau d’ici à ce que la mort les prenne.
Car les Cités Collégiales étaient bien loin de leur maison, et qu’ils savaient pertinemment que sans l’entremise du seigneur Fran, ils n’auraient sans doute pas été autorisés à franchir si librement les frontières. Malgré le froid vespéral, toute la troupe passa des heures à admirer la vallée revêtir les ors, les vermeils, les roses et les violets du crépuscule, jusqu’à ce que la lune et les constellations mettent le point final à l’immense spectacle d’une nature où rien n’était comme la toundra qui les avait vus naître.
On se moqua gentiment d’un des guerriers qui versait une larme devant tant de splendeur, avant qu’il ne confesse son regret de ne pouvoir probablement jamais offrir à sa famille la vue d’une telle merveille. On acquiesça, et Harleen eut elle aussi les yeux humides en songeant à combien Neerath aurait été subjuguée, elle aussi ; en se la figurant debout face au grand vide baigné des dernières flammes solaires, habité par le doux chant des cascades. Neerath aussi flamboyante que l’âtre, si belle... si intensément vivante.

○+○+○

Lorsque finalement ils parvinrent sur les terres des Fran, ils furent immédiatement escortés jusqu’à Harven par une troupe de cavaliers en armes, ainsi qu’une délégation officielle de haute dignité. Leurs atours de voyageurs tranchaient avec le sérieux de l’affaire, mais Harleen supposa que le baron ne leur tiendrait pas rigueur de trop de précautions. Elle avait de toute façon de quoi se montrer plus présentable une fois parvenue à Havern, et son groupe saurait se débrouiller pour se comporter comme de dignes représentants de la maison Ravran. Ils étaient peut-être un peu rustres, mais aucun n’était idiot, et elle leur faisait confiance pour ne pas se servir de ce qu’elle avait fait à Korina comme prétexte à agir comme si tout leur était dû. Tant pis pour les formalités d’apparat, s’était-elle dit au moment d’équiper la troupe pour le départ, et la manière dont on les accueillit lui donna raison.

Il semblait qu’au contraire de chez elle, l’annonce soit passée à la capitale de cette baronnie au sujet de son arrivée. Elle ne vit que peu de monde lancer des regards étonnés dans leur direction tandis que l’escorte se frayait un chemin dans les faubourgs et le cœur de la ville, aussi devait-on savoir que d’importants visiteurs étaient conviés par le baron – ou bien son peuple n’avait-il plus aucune attention à accorder à ce genre de déplacements par des cavaliers en armure, ce qui demeurait possible au vu de la situation vécue par Edric Fran depuis plusieurs mois.

Quoi qu’il en soit, l’attention des havernais à leur encontre n’aurait jamais su égaler l’émerveillement qu’ils éprouvaient tous à explorer les rues sous bonne garde. Jamais ils n’auraient imaginé qu’une ville puisse ressembler à ce qu’ils voyaient se dessiner dans la clarté de ce début d’après-midi, et tout le monde était frappé par la subtile alliance de la végétation nimbée de givre ou de neige, avec les structures du bâti. Une certaine similitude rapprochait cet endroit de la sublime vallée de Dordover, et il devenait difficile de faire illusion pour masquer les élans des cœurs gonflés par l’enthousiasme. Ils étaient en sécurité, et bien qu’ils ne sachent pas à quelle sauce ils allaient être mangés, ils restaient tous persuadés que le séjour ressemblerait davantage à un rêve éveillé qu’à une mission diplomatique. Un sourire tenace étirait leurs lèvres à tous, et l’impatience se lisait dans leurs regards. Tous pensaient à la nourriture et à la boisson, aux femmes ou aux hommes du coin... On anticipait même les vrais lits auxquels on aurait droit au soir, et Harleen plus particulièrement se languissait d’enfin pouvoir s’entretenir avec le maître des lieux.

○+○+○

Un dernier coup d’œil vers une lancière demeurée près d’elle convainquit Harleen que les habilleuses du château avaient fait un excellent travail. Elle ne pouvait certes pas se voir, mais elle sentait les mèches de ses cheveux liées par un diadème léger et de minuscules perles, sa silhouette adoucie par les lignes pures et ajourées de la robe, et ainsi devinait-elle dans le regard de sa comparse qu’elle n’avait jamais autant ressemblé à sa jumelle.
Harleen ne se considérait pas aussi belle que la défunte Neerath. Elle ne se trouvait pas non plus aussi à l’aise dans les robes que sa tendre sœur avait pour habitude de revêtir, et se lassait rapidement qu’on la pare de bijoux. Elle se sentait bien, « habillée en homme », comme disaient les peuples de l’est, et surtout à Korina où décidément ses cuirs et ses fourrures, aussi affirmés que ceux de sa délégation armée, avaient défrayé la chronique. Sa musculature et ses larges épaules, bien que non comparables à celles de ses guerriers, était impossible à ignorer, et elle avait tendance à ne rien faire pour ressembler davantage à une dame comme on les dessine dans l’est, glorifiant sa nature de guerrière comme un pied de nez à cet autre mode de pensée qui ne lui convenait pas. Aussi avait-elle sincèrement hésité lorsqu’on lui avait présenté la tenue qui avait été préparée pour la fin de son voyage et sa rencontre avec le baron, un accord extrêmement féminin de soies pourpres et d’orfèvrerie supérieure.

On devinait facilement une manière totalement différente de concevoir l’habillement, ici. Les tissus n’étaient pas les mêmes, multiples superpositions de voiles aussi fluides que l’eau, ceinturés de broderies et de broches d’une finesse extrême. Les formes non plus, et elle s’étonna en réalité d’y trouver une inspiration très proche de celle qui avait guidé les bâtisseurs de la capitale. Étrangement, cette osmose l’aidait à se mouvoir sans trop de nervosité dans les grands et délicats corridors du château, tout de dentelle de pierre et de grands arcs à l’élégance aussi prononcée que la logique architecturale troublait celle qui était née parmi les remparts de granit et les portes de chêne et de fer forgé, où tout devait raconter la majesté par la puissance plutôt que par la finesse.
Vraiment, Neerath serait tombée amoureuse de cet endroit tant il lui ressemblait. En l’imaginant près d’elle, Harleen sourit à nouveau.

On la mena finalement jusqu’à la pièce où le baron était censé la recevoir. Le soir approchait et il s’agissait d’un premier accueil où sa suite n’était pas conviée. Elle n’avait pas peur, bien qu’elle soit totalement désarmée, ce qui ne lui arrivait pour ainsi dire jamais – mais que pouvait-elle attendre de mauvais ? Et quoi qu’il arrive, qu’aurait-elle pu faire avec des lames qu’elle ne pouvait faire avec ses poings, face à des mages dont elle ne savait rien ? Aucune de ces questions ne rôdait plus dans son esprit, et c’est posément qu’elle passa le seuil, lorsque se fit entendre la voix d’un serviteur qui annonçait :

« Son Altesse la baronne Harleen Ravran de Blackthorne. »

 
© charney - #336633

 

_________________
We were as one
They took your smell, they took your shadow, and I'm searching through faces for someone familiar. I clawed and I clawed but I couldn't find you there. You wouldn't wake, I couldn't sleep for years. The waves have come and taken you to sea, never to return to me.+ ms.palmer & Ch.Wolfe
Revenir en haut Aller en bas
AU CRÉPUSCULE DES DIEUX ~ Harleen Ravran & Edric Fran.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» [EVENT] Omnia, la fête de tous les dieux
» Le bosquet du crépuscule... - Terminé
» Groupe #4 : Les dieux sont-ils avec ou contre nous ?
» Bob marley c'est dieux
» Après la folie des dieux....[PV Shion, Urio]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Song of Ravens-
Sauter vers: